segunda-feira, 7 de abril de 2008

Sarkosy, a economia social e nós


Bernard Maris pode ser considerado um economista crítico. Foram diversos os seus livros publicados em que foi posto em causa o simplismo e o enviesamento mistificador da “economia oficial”. Num comentário, publicado no semanário francês de grande circulação “MARIANNE”, ele espanta-se com o apoio dado por SARKOSY à economia social, sem deixar de se mostrar concordante.

Eis um extracto desse pequeno texto que nos deve levar a reflectir:


« Le président Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi la tenue en automne 2008 d'une «Conférence de la vie associative», en vue «d'amplifier la reconnaissance du bénévolat». Je cite le président : «Cette manifestation portera notamment sur la représentation du monde associatif et la reconnaissance du bénévolat que le chef de l'Etat souhaite amplifier». Lors de cette rencontre, M. Sarkozy a aussi souligné «le rôle irremplaçable que jouent les associations dans l'entretien du lien social et la qualité du vivre-ensemble». Cela mérite d'autant d'être souligné, qu'avec les associations nous sommes vraiment dans l'autre économie, l'économie alternative, l'économie de la gratuité : je donne, dans une association, une partie de mon temps, de mon savoir, et je crée de la valeur. Sauf que cette valeur n'est pas valorisée par le marché : je n'ai pas vendu mon savoir sur un marché et je n'ai pas été payé pour cela. Et pourtant mon action, encore une fois, a une grande valeur. »


Trata-se como se sublinha em sub-título de « criar valor sem procurara o lucro » :


« Est-ce à dire que nous sommes dans le socialisme ? Certainement pas dans le socialisme «réel» entre guillemets, celui de Lénine ou pire de Staline, qui reposaient sur la collectivisation des moyens de production et la marche forcée vers l'accumulation, avec tous les dégâts et les horreurs politiques et écologiques que l'on sait. Ce n'est pas non plus le capitalisme avec tous les dégâts humains et écologiques qu'il implique. C'est l'association, c'est entre les deux, et pourtant ça produit, ça travaille, et ça peut même vendre sur le marché même si le but de la production n'est pas le profit. Qu'est-ce que l'économie sociale ? Elle rassemble les associations et les fondations, les coopératives, les mutuelles. Elles sont fondée sur la démocratie, la libre adhésion, la propriété commune, la juste répartition des excédents, la solidarité des participants. Contrairement à ce que l'on pense, l'économie associative, le troisième pilier de l'économie entre le privé et le public, existe en Europe. Je cite les chiffres du livre de Monsieur Jeantet : 248 millions d'européens sont membres d'une coopérative, d'une mutuelle ou d'une association. En France, selon l'INSEE, l'économie sociale représente près de 12% du PIB et emploie près de 2 millions de salariés. On peut faire de l'économie et créer de la valeur sans rechercher le profit et sans participer du cynisme de l'économie de marché. Etonnante initiative du chef de l'Etat, vraiment !! "


É UMA IRONIA QUE, COMO SOCIALISTA, NÃO POSSO DEIXAR DE LAMENTAR, QUE ATÉ SARKOSY SE REVELE MAIS ATENTO À IMPORTÂNCIA DA ECONOMIA SOCIAL DO QUE O ACTUAL GOVERNO PORTUGUÊS, QUE PARECE ASSIM ESQUECIDO DE UMA TRADIÇÃO HISTÓRICA QUE PROGRAMATICAMENTE TAMBÉM AJUDOU A ESTRUTURÁ-LO.

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